Evaluation du potentiel d’économie de traitement en début et fin de protection
- Années à faible pression (2022, 2025) :
- Il a été possible d'économiser de nombreuses applications préventives.
- La suppression du tout premier traitement n'a pas eu de conséquence négative sur l'état sanitaire final.
- Un retard plus conséquent des traitements a pu, cependant, fragiliser la protection pour le reste de la saison.
- Années à pression modérée à forte (2023) :
- Le report des premiers traitements était possible, notamment grâce à des conditions météorologiques sèches en début de saison.
- Cependant, ce report ne pouvait pas être trop étendu afin d'éviter une contamination cryptogamique importante, car la stratégie de retardement a montré ses limites en cas de pression mildiou plus forte, entraînant un décrochage progressif du niveau de protection.
- Années à très forte/extrême pression (2024) :
- Le printemps pluvieux a confirmé l'importance de démarrer la protection précocement, car des contaminations primaires de fortes ampleurs peuvent avoir lieu sur les inflorescences.
- Retarder l'apparition des premiers symptômes sur le domaine limite la virulence du champignon par la suite.
- Il reste possible de différencier les décalages de traitement en fonction du cépage : certaines parcelles aux cépages moins sensibles au mildiou (ex: Pinot noir, Gamay) ont permis de décaler 1 à 2 traitements sans compromettre l'état sanitaire de la vigne et des grappes.
D'une manière plus générale, on observe que la possibilité de retarder le premier traitement n'est pas forcément en corrélation avec la pression générale de la saison mais est plus lié aux conditions climatiques du printemps. Avec un printemps sec, le démarrage est souvent trop précoce et il est donc possible de le retarder par rapport au départ moyen car plusieurs pluies contaminatrices sont nécessaires pour générer les premiers symptômes. En cas de printemps très humides comme ce fut le cas lors des 3 précédents millésimes (2023 à 2025), le décalage du premier traitement est plus délicat et n'apporte pas un bénéfice suffisant (réduction du cuivre) par rapport au risque (contamination primaire précoce sur inflorescence). Pour ce qui est d'avancer la date du dernier traitement, ceci est plus lié à la pression de l'année, l'historique de sensibilité à l'oïdium ainsi qu'à la présence ou non de symptômes de maladies fongiques. Avec une pression faible, un historique non problématique d'oïdium et un vignoble sain, il est clairement possible d'anticiper la date du dernier traitement.